Dungeon Command, le jeu d’escarmouche de Wizards of The Coast

Dungeon Command est sorti il y a un peu plus d’un an outre-atlantique. Cela dit, j’ai l’impression qu’il a un peu de mal à percer en France, je me permet donc de faire un petit point à ce sujet pour essayer de le faire connaitre un peu plus ! (Et en bonus à la fin de l’article vous pourrez même télécharger les règles en français)

Le principe du jeu

Le principe de Dungeon Command est assez simple à comprendre « dans les grandes lignes » : chaque joueur se choisi un chef (représenté par une carte qui apporte un pouvoir global à son équipe), et se constitue une « bande » de créatures et d’humanoïdes représentées par des figurines et leurs cartes de caractéristiques, dans le but de démonter la bande adverse sur un terrain construit grâce aux tuiles fournies par chaque boîte de faction.

Pour gagner, 2 possibilités :

  • Soit en les décimant rapidement – de façon à ce qu’il ne reste aucun membre du groupe adverse sur le terrain à la fin de votre tour de jeu
  • Soit en les démoralisant – la valeur de moral s’amenuisant au fur et à mesure que l’on perd ses « soldats »

Chaque créature possède une valeur de déplacement, d’attaque au corps et/ou d’attaque à distance, un nombre de point de vies, ainsi qu’un niveau et des pouvoirs qui lui sont propres.

carte-sorcier-dungeon-command

Un exemple de carte de personnage, avec ses attributs et pouvoirs

Les combats ne se limitent pas à une simple confrontation entre attributs de chaque personnage : un autre type de carte entre en jeu, les cartes « ordres« , qui permettent aux personnages de réaliser d’autres actions que celles affichées sur leurs cartes.

L’originalité : pas de dés !

Les règles qui tiennent sur un livret d’une dizaine de page rejoignent grosso-modo celles des autres jeux de plateau D&D (déplacement par cases, attaques, pouvoirs spéciaux…) à ceci près qu’il n’y a pas besoin d’utiliser de dés : toutes les actions se font en fonction de ces cartes « ordres » que l’on pioche à chaque tour, et qui ne peuvent s’utiliser qu’à condition que le personnage qui cherche à accomplir l’action décrite ait les compétences requises.

carte-ordre-dungeon-command

Par exemple, le sorcier présenté un peu plus haut peut utiliser l’ordre (ou le « pouvoir ») toile d’araignée car il a le niveau suffisant et qu’il s’agit d’un ordre lié à l’attribut « intelligence« , contrairement à la carte verte qui ne concerne que les personnages de niveau 2 ou plus qui ont comme attribut la « dextérité« .

L’avantage : le facteur chance est assez réduit (en fait il ne tient qu’au tirage de cartes), il faut réfléchir avec parcimonie et établir des tactiques pour s’en sortir – en combinant des cartes ordres par exemple.

Bien sûr, selon la faction choisie, les cartes ordres sont très différentes : chez les drows, on favorise la dexterité et les attaques sournoises, chez les humains c’est un peu plus « bourrin » – combinaison de boules de feu, attaques en puissance ou protections au bouclier lourd.

Le jeu ne se limite pas aux factions proposées : on peut très bien combiner certains personnages de la faction drow, avec d’autres de la faction orque et/ou goblins (pour rester cohérent), tout en se construisant un deck de cartes ordres qui correspond à la tactique qu’on souhaite mettre en place. Les possibilités sont infinies !

Le seul inconvénient pour le moment, c’est qu’il faut s’acheter des boîtes de faction entières, il n’y a pas (encore) de boosters ou de decks de cartes individuels pour personnaliser son jeu sans débourser des dizaines d’euros.

Pourquoi je suis fan ?

Étant un ancien joueur de Warhammer Battle, je cherchais désespérément un jeu d’escarmouche récent, pas trop coûteux (enfin, moins que Warhammer), qui permettrait de se constituer une bande « custom », rapide à mettre en place et à jouer (comptez des parties d’1h00-1h30 en moyenne), et sans avoir à peindre la moindre figurine – car oui, j’aimais bien peindre à l’époque, mais maintenant « plus le temps » !

Et là, je tombe sur ce nouveau jeu qui se déroule dans l’univers de D&D (et donc synonyme de soirées JDR épiques) qui remplit très bien ce rôle : le coup de foudre.

Ajoutez à cela une réalisation soignée : pour un truc fait de façon industrielle je trouve que les figs sont assez bien peintes, et les cartes joliment illustrées.

Le hic : pas de version française « officielle »

Et oui, comme d’accoutumé, point de traduction pour nous autres gaulois : je suppose que le marché français n’est pas assez intéressant pour ce genre de jeu, du coup il va falloir faire avec la version anglaise. Cela dit le niveau de langage est assez basique pour comprendre les cartes, et je pense qu’on verra d’ici peu des traductions maison fleurir ici et là sur le web… Au moins, les règles ont été traduites déjà, elles !
 

En bonus : les règles en français

Un grand merci à Usagi 3 qui propose une traduction très propre des règles de ce jeu qui à mon goût mérite de percer en France ! (le document est en format PDF) -> http://usagi3.free.fr/upload/dd/dungeon_command_fr.pdf

Où se procurer des boîtes de Dungeon Command ?

Pour le moment, je me fournis exclusivement sur Amazon : pour environ 25€, on peut commander une boîte en import UK, reçue sous une semaine. Attention, pour pouvoir jouer convenablement, il vaut mieux avoir 2 boîtes : même si une seule permet de se faire une idée plus précise du jeu et de le « tester », c’est quand même plus intéressant d’avoir 2 factions différentes pour voir les différences de stratégies offertes par le jeu.

 

Alex

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